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Cycle le néoréalisme

présenté par marie Jeanne Coutagne 

1er volet : le mardi 12 octobre à 17h

Salle de cinéma du Lycée Sacré-coeur

Ladri di biciclette de V. De Sica

adhérents: entrée libre /Non adhérents: 5€

LADRI-DI-BICICLETTE.jpg

Titre original : « Ladri di biciclette », d’après le livre de Luigi Bartolini.

Film de Vittorio de Sica, Italie, 1948, 1heure 25, Noir et blanc.

Oscar du meilleur film étranger en 1949.

On considère généralement le Voleur de bicyclette (1948) de De Sica comme le sommet de l’école néoréaliste qui en fait un des films emblématiques de cette période, alors que son aspect mélodramatique en marque déjà le déclin. La terre tremble (1948) de Visconti est le dernier des grands films purement néo-réalistes.

Cette période s’ouvre avec le tournage du film de Roberto Rossellini Rome ville ouverte en 1945 et s’achève au début des années 50.

Le réalisateur : Vittorio de Sica (1901-1974) : cinéaste (trentaine de films) et acteur italien (plus d’une centaine de films). Après une enfance passée à Naples, il suit sa famille à Rome en 1912 où il commence à s’intéresser au théâtre. C’est au début des années 30 qu’il devient un acteur phare de cette période. En 1939, il tourne son premier film comme metteur en scène (Roses écarlates). En 1944, il tourne Les enfants nous regardent, en pleine guerre, film qui annonce clairement le néoréalisme. A partir de 1953, il entre dans une période de déclin

 

Le néoréalisme : cette expression est due à Mario Serandrei, le chef monteur de Luchino Visconti alors qu’il visionne les rushes de Ossessione. Elle indique un retour à l’invention de la réalité dont le cinéma de l’Italie fasciste a occulté ou travesti la représentation. Le cinéma montre alors l’Italie défaite et misérable, privilégiant le tournage en extérieurs, dans la rue, en éclairage naturel, avec des acteurs pas forcément professionnels. La guerre a fait basculer le cinéma vers autre chose et notamment le rapport des hommes à la réalité et ceci après l’existence des camps de concentration. Le néoréalisme montre cette détresse.Le cinéma a vu arriver la guerre, mais pas les camps.

Il existe deux versants du néoréalisme :

Rossellini et De Sica avec une même ligne : le cinéma doit raconter notre situation dans notre époque. Rossellini prend acte après la guerre du divorce entre l’homme et la réalité (la guerre a rendu le monde opaque). D’où des films construits sur le monde et les personnages, sur le clivage (il n’y a pas contact entre les hommes ni entre les hommes et le monde). De Sica montre qu’il y a trouble de la conscience du monde.

Le néoréalisme, c’est donc :

-un état d’esprit

-une vision historique et une représentation du monde

-un mode de réalisation

-C’est un cinéma de la critique sociale issu de la description du réel. Le contenu correspond aux évènements de la vie quotidienne (observation d’un individu dans sa vie de tous les jours). Ce qui est important c’est de dire la vérité sur l’Italie de l’après-guerre.

Les thèmes abordés sont :

-l’action des partisans

-le chômage qui sévit

-la rude vie des campagnes

-la délinquance

-la condition féminine…

L’esthétique est proche du documentaire et des films d’actualité :

-images de type documentaire

-pas d’élément de narration spectaculaire : les drames de la narration sont limités à leur plus simple expression

-refus des effets : montage et tournage simplifiés

-décors naturels

-acteurs non-professionnels

-impression d’improvisation

-plans moyens ou d’ensemble : l’individu s’inscrit dans son environnement (donc peu de gros plans)

-utilisation de la profondeur de champ et du plan séquence

Des exemples :

Dès 1942, Luchino Visconti, assisté par De Santis, réalisa Ossessione.

La floraison néoréaliste date de 1945 : De Sica réalisa, en collaboration avec le scénariste Cesare Zavattini, la Porte du ciel, tableau de l’Italie pendant les heures les plus dramatiques de la guerre.

Rossellini, avec Rome ville ouverte (1945), imposa d’emblée sa rigueur et son dépouillement.

Dans Païsa (1946), il refusa studio, costumes, maquillage, acteurs professionnels, etc. Parmi les films qui illustrèrent le néoréalisme à son apogée, il faut citer : Chasse tragique (1947) de De Santis, Sciuscia (1946) de De Sica, Le Bandit (1946) d’Alberto Lattuada.


Date de création : 28/09/2017 @ 16:19
Catégorie : Activités - Archives-2017
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